Carnet de voyage (Guinée 2012-4)

Conakry

À l’aube, les oiseaux reprennent leurs quartiers de jour accueillis par de francs cocoricos.

Je me promène dans cette rue des diamantaires discrète sur ses richesses, en partie pour ne pas attirer l’attention des militaires qui pourraient, sans préavis, s’emparer de ses biens.
À première vue, ces hommes, assis devant l’entrée des immeubles, palabrent oisivement. En fait, ils prétendent tenir là un comptoir ; ils insistent sur ce mot, déclarant que «travailler dans la rue» est mal vu des Français.
Ils exhibent immédiatement des plis dans lesquels je reconnais quelques pierres observées précédemment dans un bureau, notamment deux petits octaèdres pédagogiquement intéressants.

Diamantaires vendeurs de rueGuinée

Je quitte les vendeurs en me promettant de revenir bientôt vers ces deux diamants car voici l’heure de rejoindre les enfants dans un restaurant où j’examine la carte de la Guinée par le menu :
– Délicieux «pain de singe» : boisson copieuse à base de noix de kiri.
– Savoureux attiéké  :  daurade grillée accompagnée de fonio (semoule), bananes plantains et salade de crudités.

La cigarette n’achève que le repas : ici, fumer ne tue pas ; sinon ce serait indiqué sur le paquet ou, au moins, sur la cartouche…

(suite 5)